« 15.4. Les endroits où tu ris ou tu pleures »

Le bocal. C'est plutôt l'endroit où je pleure . Pour celui où je ris, c'est un peu partout. C'est le seul endroit où on peut se cacher, à l'abri des regards. Cela ne m'est pas arrivé souvent, heureusement!

Le bocal.
C’est plutôt l’endroit où je pleure . Pour celui où je ris, c’est un peu partout. C’est le seul endroit où on peut se cacher, à l’abri des regards. Cela ne m’est pas arrivé souvent, heureusement!

Les endroits où je pleure Sont les mêmes où je cache mes peurs : " [...] Ma seule liberté, Je la trouve dans l'encrier. Écrire c'est exorciser, Voilà pourquoi mes textes Sont d'une triste réalités. Écrire n'est pas un prétexte Pour dire que ça ne va pas C'est plus que cela. Certains voient des psychologues, A quatre-vingt euros la séance Pour un simple monologue, Et se retrouvent en ambulance. D'autres n'ont aucun mal à se confier, Mais les plus gros secrets, on ne parvient pas à les divulguer Alors, d'autres encore restent muet, Armé d'un bic, ils viennent tacher le papier. Y a que devant la feuille Qu'on se sent exister, C'est un moyen de faire le deuil De notre passé. [...]" Emilie MartinezLes endroits où je pleure
, Sont les mêmes où je cache mes peurs :
 » Ma seule liberté,
Je la trouve dans l’encrier.
Écrire c’est exorciser,
Voilà pourquoi mes textes
Sont d’une triste réalités.
Écrire n’est pas un prétexte
Pour dire que ça ne va pas
C’est plus que cela.
Certains voient des psychologues,
A quatre-vingt euros la séance
Pour un simple monologue,
Et se retrouvent en ambulance.
D’autres n’ont aucun mal à se confier,
Mais les plus gros secrets, on ne parvient pas à les divulguer
Alors, d’autres encore restent muet,
Armé d’un bic, ils viennent tacher le papier.
Y a que devant la feuille
Qu’on se sent exister,
C’est un moyen de faire le deuil
De notre passé.« 
Emilie Martinez